Récit

Bâtons, chiffres et lettres

Le chômage c’est toujours une affaire de chiffre. Le fameux « chiffre du chômage ». Mais ce chiffre est un leurre ou un masque. Lors de plans de licenciements massifs, qu’entend-on ? Qu’il y a 3 000 emplois supprimés ici, 560 là, 2 490 ailleurs… Des chiffres, une théorie de chiffres, une armée de chiffres. Mais, derrière ces chiffres, il y a des hommes et des femmes dont on ne verra jamais le visage, dont on n’entendra jamais la voix, dont on ne saura rien. Le chiffre ayant aux yeux des médias, des organisations patronales, de la droite – du FN au PS –, la vertu de donner l’illusion de la neutralité scientifique et d’être sans affects. Supprimer 3 000 emplois, c’est supprimer le chiffre 3 000 ; ce qui est à la portée de n’importe quel comptable et ne pèsera sur aucune conscience. Ce chiffre viendra s’ajouter à d’autres chiffres additionnant les chômeurs dans l’interminable décompte du chômage ; voire s’ajoutera au nombre vertigineux des Français vivant sous le seuil de pauvreté (selon l’Insee, plus de 8 millions vivent avec moins de 840 euros par mois et, parmi ces 8 millions, 2 ou 3 millions n’ont que 440 euros mensuels pour vivre). (...)

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Le chiffre de Jean Viard Un coût de 76 milliardsJean Viard
Chômage,
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Cet article est tiré du numéro Chômage, un choix français ?
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