Point de vue

Réseaux sociaux : un sismographe imprévisible

Deux événements récents semblent attester la redoutable puissance collective des réseaux sociaux : la grâce partielle accordée à Jacqueline Sauvage par le président de la République, le 31 janvier dernier, et le récent report de l’examen en Conseil des ministres du projet de réforme du Code du travail. Les deux affaires n’ont évidemment rien de commun sur le fond, mais le procédé est identique : l’utilisation de Facebook et de Twitter pour appeler à signer une pétition en ligne et faire pression sur le pouvoir. La réussite de la première pétition (qui avait recueilli plus de 400 000 paraphes) n’est d’ailleurs sans doute pas étrangère à l’initiative de la seconde qui, au bout d’une semaine, rassemblait déjà 750 000 signatures. Doit-on en conclure que les réseaux sociaux sont devenus les nouveaux espaces du contre-pouvoir, marginalisant les médias classiques, effaçant les corps intermédiaires, renvoyant au passé les formes de mobilisation héritées du xixe siècle ? Pas si simple.

 

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