Point de vue

La guerre diffuse et ses pièges

Nous avons donc appris après les attentats terribles du 13 novembre que nous étions en guerre. Les dirigeants l’ont dit et répété avec toute la gravité qui convient à une déclaration de cette importance. Un débat sémantique a suivi, qui pourrait paraître dérisoire, au regard des massacres du vendredi, une question est revenue sans cesse : peut-on dire effectivement que notre pays est en « état de guerre » ? La controverse naissait d’un premier constat : parler de « guerre » pour qualifier les événements terribles qui avaient secoué Paris ne pouvait plus relever de la simple métaphore, il y avait hélas suffisamment de victimes pour en attester. Quand on parle de « guerre psychologique » ou de « guerre commerciale », c’est seulement pour signifier qu’un conflit gagne en intensité, que les parties prenantes sont décidées à mettre tout en œuvre pour diminuer leur concurrent. Le registre du président Hollande et de son Premier ministre dépassait évidemment ce niveau de sens. Il s’agissait de dire : cette fois, nous sommes vraiment en guerre.

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