Reportage

Négociation grippée à Smartville

HAMBACH. Vue du ciel, l’usine ressemble à un signe plus géant. Comme une promesse en pleine campagne mosellane. En 1997, lors de l’inauguration de l’usine auto­mobile Smart, on rêvait d’une création ­d’emplois massive. Aujourd’hui, ce plus est devenu une menace : plus d’heures de travail. 

Confrontée à un défaut de compétitivité, la direction a lancé un premier sondage anonyme auprès de ses huit cents salariés. Avec une question simple : si Smart leur garantit un emploi jusqu’en 2020, acceptent-ils de travailler deux heures supplémentaires par semaine contre une augmentation de 120 euros brut par mois ? 

Si 56 % des salariés ont répondu favorablement au projet, trois syndicats sur quatre s’y sont immédiatement opposés, bloquant provisoirement l’avancée des négociations. La Confédération française des travailleurs chrétiens (CFTC), adepte du dialogue social, a opté pour une autre attitude. Dans un premier temps, elle a préféré faire analyser la proposition par des juristes pour s’assurer de sa légalité. « Le code du travail est beaucoup trop complexe, explique Franck Hanesse, ouvrier sur le site depuis son ouverture et membre de la CFTC. Moi-même, j’avoue ne pas être au courant de tous mes droits en tant que travailleur. »

[…]

Pour continuer votre lecture, inscrivez-vous ci-dessous.
Sans aucun engagement.

  • Inscrivez-vous sur cette page 
    sans aucun engagement
  • Accédez immédiatement à tous les 
    contenus du 1 en ligne pendant 7 jours
  • Mercredi prochain, recevez le nouveau 
    numéro dans votre boîte aux lettres

Tous les numéros du 1

Sommaire
La voix du poète Un jour
Faut-il brûler le Code du travail ?
Cet article est tiré du numéro Faut-il brûler le Code du travail ?
Le 1 est vendu en kiosques et en librairie (2,80€)
Une aventure éditoriale farouchement indépendante

Inscrivez-vous en quelques clics
Recevez gratuitement le prochain numéro chez vous 
Accédez dès maintenant à l'ensemble des contenus en ligne pendant 7 jours

 

à partir de 9€/mois

POUR ACCÉDER À LA VERSION DU JOURNAL EN LIGNE