Contrepied

La part maudite de la guerre d’Algérie

Lorsque je suis arrivé en France en 1971, l’immigration n’existait pas. Certes, 3 millions d’étrangers faisaient le sale boulot, mais on ne les voyait pas, on n’en parlait pas. Ils étaient pour la plupart dans des cités de transit, en dehors des villes, rasant les murs. Mais le prix du baril de pétrole va subitement augmenter et on le reprochera aux Arabes détenteurs d’immenses réserves de cet or noir. À l’été 1973 les immigrés, surtout algériens, vont « envahir les médias ». Le 25 août, un déséquilibré tue un conducteur de bus à Marseille. Cet acte avait été précédé par des ratonnades organisées par des groupes de mouvements d’extrême droite comme Ordre nouveau ou le Club Charles Martel qui publiera un tract disant : « Il y a plus d’Algériens en France qu’il n’y avait de pieds-noirs en Algérie. »

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