Point de vue

L’Europe dont nous rêvons…

Tess d’Armagnac (20 ANS)
Noé Petiot (21 ans)
Léa Oriol (21 ans)
du Parlement européen des jeunes
association éducative créée en 1987

L’Europe est un monstre : imparfait, impressionnant, intriguant... et nous vous mettons au défi de définir un monstre ! L’Europe a cela de fou qu’on ne peut pas dire ce qu’elle est.

Parce qu’elle est diverse, en construction permanente, nous avons le sentiment, un peu utopique, que les 500 millions d’habitants de l’Union européenne peuvent chacun avoir leur propre perception, positive ou non, de cet espace. 

Si l’Europe n’est pas envahissante au point de nous contraindre à une vision unique, elle n’est pas non plus suffisamment bonne communicante pour nous montrer à quel point les décisions prises par ses institutions influent sur notre quotidien.

L’une des problématiques à soulever quant au désintérêt des jeunes pour la cause européenne nous paraît être plus profonde que le seul grand bazar européen et le manque de communication – « communication » au sens d’une information qui parvient jusqu’aux citoyens. Nous jeunes Français n’avons jamais connu la guerre. Dès lors que nous avons commencé à « réfléchir », l’espace dans lequel nous vivons nous a paru rempli d’opportunités que n’avaient pas les adolescents des générations plus anciennes.

Nous avons grandi, étudié, nous sommes devenus autonomes dans cet espace sans frontières, plus vaste, plus simple aussi. 

Tous ces avantages, que nous considérons comme acquis, sont pourtant à la base de la construction européenne. Ils sont incroyablement précieux, mais tellement ancrés en nous, que nous n’en avons pas conscience. Au contraire, nombre d’aspects négatifs constituent la partie émergée de l’iceberg et nous avons à cœur de les dénoncer ! Ces défauts ou imperfections de l’Europe sont suffisamment connus et décriés pour qu’il ne soit pas nécessaire de s’y attarder.

Il semblerait donc que la majorité des jeunes n’ait pas conscience de cette double citoyenneté, nationale et européenne. Pourtant dès lors que l’on se pose la question « Qu’est-ce que l’Europe pour moi ? », des évidences nous sautent aux yeux. Ce projet européen en marche depuis 1951, nous y croyons et nous en rêvons ! Nous attendons de l’Europe, qu’elle soit une sorte de « super-pays » par la taille et les chances qu’il offre, sans renoncer à la souveraineté de la France. Cet espace de débats et de décisions -serait dénué des perversions politiques que l’on trouve trop souvent dans le cadre national. L’Union européenne devrait encore être moderne et belle, avant--gardiste aussi. Les avancées n’y seraient pas perçues comme des dénaturations, l’efficacité et la qualité seraient des principes majeurs. Démocratique et transparente, notre Europe serait un lieu de droit, non assujetti aux groupes de pression aujourd’hui si influents.

Nous rêvons d’une Europe qui serait un lieu d’échange, de transmission, de partage et d’initiatives.

 

[…]
Haut de page

Tous les numéros du 1

Sommaire