Récit

La fin du bernard-henri-lévisme

Depuis vingt ans la France a le même ministre des Affaires étrangères. Il se nomme Bernard-Henri Lévy.

C’est lui qui a mené le combat médiatique contre Milosevic, qui a convaincu Jacques Chirac d’intervenir au Kosovo, qui a poussé Sarkozy à entrer en guerre en Libye, et qui, ces derniers mois, n’a cessé de recommander une attitude offensive face à Bachar Al-Assad.

On ne peut lui en faire le reproche : il est dans son rôle d’intellectuel. Il a fait le choix de lutter toujours et partout pour la liberté et contre la dictature. C’est une attitude respectable.

La question est plutôt : pourquoi les politiques lui obéissent-ils ? Pourquoi, malgré les réticences des diplomates et des militaires, malgré les difficultés et les incertitudes, les gouvernants choisissent-ils la voie qu’il leur trace ? Pourquoi une étrange unanimité politique entoure-t-elle ces interventions extérieures, même quand il est clair qu’elles ne peuvent conduire qu’à des catastrophes ? Pourquoi aucune mise en garde n’est-elle audible dès lors que se déclenche la mécanique médiatico-politique de ces guerres prétendument « justes » ?

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Cet article est tiré du numéro Migrants : fantasmes et réalités
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