Point de vue

Des excentriques sur mesure

On se méprend sur l’excentricité anglaise. Discipline hermétique, portée à son plus haut niveau par une aristocratie écrasée de richesses, elle semble se confondre avec l’extravagance de nantis trompant leur ennui par des caprices impossibles. Lord Berners, quatorzième baron du nom, pour citer un exemple classique, teignait ses colombes qu’il trouvait trop pâles, dessinait des équidés posant en sabots sur le parquet de son salon et composait ses menus en fonction d’une couleur, ce qui donnait : soupe de betteraves, puis homard, salade de tomates et fraises dans la quête d’un pigment rose soutenu, de même qu’il ne consommait que des mayonnaises teintées de bleu. Bon compositeur, qui collabora avec Stravinsky, on lui connaît trois marches funèbres de qualité célébrant un homme d’État, un canari et sa tante. À sa mort, en 1950, il laissa une tour de plus de quarante mètres, folie architecturale qui domine toujours son domaine de Faringdon, dans le Berkshire. 

 

[…]

Pour continuer votre lecture, inscrivez-vous ci-dessous.
Sans aucun engagement.

  • Inscrivez-vous sur cette page 
    sans aucun engagement
  • Accédez immédiatement à tous les 
    contenus du 1 en ligne pendant 7 jours
  • Mercredi prochain, recevez le nouveau 
    numéro dans votre boîte aux lettres

Tous les numéros du 1

Sommaire
Le mot de... LeftRobert Solé
Les chiffres déchiffrés Colossale CityLoup Wolff
Ils sont fous, ces Anglais
Cet article est tiré du numéro Ils sont fous, ces Anglais
Le 1 est vendu en kiosques et en librairie (2,80€)
Une aventure éditoriale farouchement indépendante

Inscrivez-vous en quelques clics
Recevez gratuitement le prochain numéro chez vous 
Accédez dès maintenant à l'ensemble des contenus en ligne pendant 7 jours

 

à partir de 9€/mois

POUR ACCÉDER À LA VERSION DU JOURNAL EN LIGNE