Parlons philo

Philosophies de la gauche

Le débat qui oppose les « frondeurs » à Macron et Valls traverse aussi toute l’Europe, comme on le voit avec Tsípras en Grèce et Podemos en Espagne. Il oppose en vérité deux philosophies de l’économie. La première, héritière de Keynes et de Marx, qui se considère comme la seule et unique « vraie gauche », défend une thèse simple et robuste : l’urgence, c’est l’augmentation des bas salaires, du Smic et des minima sociaux. Ce n’est pas seulement une question de justice sociale, mais aussi de bon sens : en effet, l’argent des « petits ménages » sera dépensé aussitôt ; donc, les carnets de commandes des entreprises se rempliront ; les patrons seront obligés d’embaucher pour répondre à la demande et, du coup, l’État aura moins de chômeurs à indemniser et davantage de taxes rentreront dans ses caisses. Tout le monde y trouvera son compte : les pauvres seront moins pauvres, les patrons verront leurs entreprises refleurir et les caisses de l’État seront moins vides ! Veut-on la preuve que c’est la bonne politique ? Voyez par contraste celle de Hollande et du « social-libéralisme », qui joint le déshonneur à la défaite : la courbe du chômage ne s’inverse pas et les déficits se creusent ! Comme quoi, il faut vraiment avoir mauvais fond pour ne pas adopter la panacée keynésiano-marxiste ! 

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