Reportage

À Perpignan, le FN dicte désormais l’ordre du jour politique

Jean-Marie Burgos, vieux militant de l’UMP, le reconnaît : « Je fais du porte-à-porte depuis un mois et demi. Rien n’est joué, mais oui, de plus en plus de gens croient que le FN finira par gagner. » On est à Perpignan, fief du leader frontiste Louis Aliot, et ce discours, on l’entend de tous côtés. Aliot, le compagnon de Marine Le Pen, homme fort du FN dans la ville, arrivé en tête au premier tour des municipales en 2014, attend une présence de ses candidats au second tour des élections départementales dans 15 des 17 cantons, avec 35 ou 36 % des voix pour son parti au premier tour, et une à trois victoires au second. Mais l’essentiel n’est pas là. La plupart des Perpignanais semblent convaincus que les élections du 22 mars ne sont qu’une étape vers une accession du FN au pouvoir local inscrite dans l’ordre des choses. « On est dans une dynamique pas inéluctable, mais la plus probable. Il faudrait un grand bouleversement des énergies politiques ici pour l’enrayer », juge Nicolas Lebourg, Perpignanais et chercheur à l’université locale Via Domitia. 

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