Point de vue

Les motifs réels ou supposés du recours à la précarité

Une raison souvent invoquée pour le recours au CDD et à l’intérim est la difficulté à licencier les salariés embauchés en CDI. La peur de commettre une erreur au moment du recrutement inciterait beaucoup d’employeurs à préférer les emplois temporaires, moins susceptibles de les obliger à garder sur le long terme un élément insuffisamment productif. Cet argument est à plusieurs titres discutable. Tout CDI comprend une période d’essai pendant laquelle le salarié comme l’employeur peuvent librement rompre la relation d’emploi : de deux mois pour les ouvriers et les employés, elle peut aller jusqu’à quatre mois pour les cadres. Dans de nombreuses branches d’activité, un accord permet en outre de renouveler cette période d’essai. Quand on sait que les missions d’intérim durent deux semaines en moyenne et que 80 % des CDD sont de moins d’un mois, les périodes d’essai permises par le CDI (allant potentiellement jusqu’à huit mois pour les cadres) offrent en réalité une très large marge de manœuvre aux entreprises pour tester les candidats et éventuellement réviser leurs choix. 

[…]

Pour continuer votre lecture, inscrivez-vous ci-dessous.
Sans aucun engagement.

  • Inscrivez-vous sur cette page 
    sans aucun engagement
  • Accédez immédiatement à tous les 
    contenus du 1 en ligne pendant 7 jours
  • Mercredi prochain, recevez le nouveau 
    numéro dans votre boîte aux lettres

Tous les numéros du 1

Sommaire
Point de vue Le prix à payer
La France des CDD
Cet article est tiré du numéro La France des CDD
Le 1 est vendu en kiosques et en librairie (2,80€)
Une aventure éditoriale farouchement indépendante

Inscrivez-vous en quelques clics
Recevez gratuitement le prochain numéro chez vous 
Accédez dès maintenant à l'ensemble des contenus en ligne pendant 7 jours

 

à partir de 9€/mois

POUR ACCÉDER À LA VERSION DU JOURNAL EN LIGNE