Point de vue

De vives crispations

De remarquables pas en avant ont été faits, notamment depuis 1996, avec les nouvelles et excellentes orientations des programmes d’histoire et de français (6e, 5e, 2de et 1re). On ne peut sérieusement dire aujourd’hui que l’Islam, par exemple, est absent des apprentissages scolaires. C’est devenu une contrevérité. Cela dit, quand on veut approfondir, le consensus s’effrite. Car sur les voies et moyens d’une meilleure inclusion des questions religieuses dans un enseignement sans obédience religieuse aucune, vives sont et demeurent les crispations. Passer des vœux pieux aux décisions pratiques réveille aussitôt d’invétérés soupçons. Méfiances symétriques, qui devraient en bonne logique s’annuler l’une l’autre, mais qui, en bonne psychologie, redoublent l’inhibition. 

Extrait du rapport Debray, L’enseignement du fait religieux dans l’école laïque, remis au ministre de l’Éducation nationale de l’époque, Jack Lang, en février 2002

 

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