Point de vue

Barack Obama, prisonnier des lobbies

Pour avoir occupé un poste de correspondant aux États-Unis, je peux confirmer qu’avant même son élection il était déjà quasi impossible de convaincre nos interlocuteurs en France que Barack Obama était un politicien plus madré, centriste et modéré qu’ils voulaient l’imaginer. Rien n’y faisait, le « premier président noir » des États-Unis allait tout bouleverser, tout résoudre. 

Six ans plus tard, après avoir été facilement réélu, le bilan est sans appel : ses grands projets politiques ont été soit enrayés, soit fortement altérés. La mise en place d’une assurance maladie universelle, réforme phare de son premier mandat ? La création d’une assurance publique concurrente des assurances privées, qui devait en constituer le pilier, n’a jamais vu le jour. La réforme de l’immigration, destinée à légaliser la présence de 11 millions d’immigrés sans papiers aux États-Unis ? Incapable de convaincre le Congrès de légiférer, Obama en est récemment venu à annoncer une réforme par décret, là encore moins ambitieuse. La restriction des ventes d’armes à feu ? Malgré les « massacres d’innocents » récurrents aux États-Unis, rien n’a avancé. 

 

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