Zakouski

Dos au mur

Bouseux, culs-terreux, péquenauds dont les enfants rougiront toute leur vie, trente-six métiers trente-six misères… On pourrait continuer longtemps la litanie des préjugés frappant ces damnés de la terre que sont les paysans. La fracture entre rats des villes et rats des champs n’a cessé de se creuser autour de malentendus qui perdurent. D’un côté, des petites structures familiales agrandies et modernisées à marche forcée, à coups d’engrais, de gros tracteurs 4 × 4 et de crédits qu’on leur promettait indolores, sans dire trop fort que les conseilleurs ne sont pas les payeurs. De l’autre côté, des dizaines de millions de consommateurs qui veulent manger sain et pas cher, comme si la qualité ne coûtait pas un certain prix. Des urbains qui aspirent à devenir ruraux sans les nuisances de l’activité agricole – bruits et odeurs, cloches et sabots des vaches, épandages de lisier ou de fumier à travers champs. Conflit d’usage entre herbes grasses et grasses matinées.

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Comment sauver les paysans ?
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