« L’attachement est un besoin vital »

Faut-il avoir été aimé, notamment dans l’enfance, pour être capable d’aimer adulte ?

Absolument. Plus un enfant est isolé précocement, intensément et durablement, et plus son cerveau s’éteint. C’est ce que l’on décrit, depuis la Seconde Guerre mondiale, sous le nom d’hospitalisme ou d’anaclitisme. J’ai observé ce genre d’enfants dans des pseudo-pouponnières bulgares ou roumaines. Quand je passais à côté d’eux, ils se balançaient, ne voyaient rien et tout d’un coup se précipitaient contre ma jambe, la serraient intensément et recommençaient à se balancer. Ces enfants n’ont pas appris à aimer parce que leur cerveau est dysfonctionnel à cause d’une carence affective précoce.

En quoi le fait de recevoir de l’amour, ou au contraire d’en avoir manqué, participe-t-il à notre construction psychologique ?

L’attachement est un activateur cérébral. Le cerveau ne se développe pas s’il n’y a pas une niche affective autour du bébé pendant la grossesse et tout de suite après la naissance. C’est un besoin vital. Un bébé abandonné se laisse mourir : il ne mange pas, ne boit pas.

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