Ailleurs, ça se passe comme ça

L’Allemagne, adepte du contrôle continu

En Allemagne, l’éducation est l’affaire des États fédérés. Chacun des seize Länder a le pouvoir de décider du budget alloué, de choisir son programme d’enseignement, de construire l’emploi du temps de ses élèves, de déterminer le nombre d’années de scolarité ainsi que le contenu des épreuves de l’Abitur, équivalent du baccalauréat. Le système, chapeauté par l’État fédéral, impose néanmoins qu’un certain nombre de dénominateurs communs soient respectés par l’ensemble des Länder. Les bacheliers d’une région à l’autre doivent pouvoir être en mesure de s’inscrire dans n’importe quelle université du pays. 

Lors de l’évaluation finale d’un élève au sortir du lycée, l’Abitur détermine un tiers de la note. Il se présente sous la forme d’un examen en cinq épreuves : trois épreuves écrites et une épreuve orale, la cinquième consistant en la rédaction d’un mémoire. À la fin de leur onzième année scolaire, les élèves choisissent les matières sur lesquelles ils seront évalués à l’écrit et/ou à l’oral. Certaines d’entre elles, comme l’allemand, la pratique d’une langue étrangère ou les mathématiques, sont obligatoires. À l’occasion de ces épreuves, une double correction est pratiquée. Si la différence entre les deux notes est trop importante, on procède à une troisième correction. 

Le reste de la note de l’évaluation finale, soit les deux tiers, est déterminé par un contrôle continu effectué au cours des deux dernières années de la scolarité de l’élève. 

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Ailleurs, ça se passe comme ça L’Italie et le grand oralManon Paulic