Contrepied

Sulfureuse mémoire de l’eau

Le 30 juin 1988 paraît dans la revue britannique Nature un article au titre obscur (« Dégranulation des basophiles humains induite par de très hautes dilutions d’un antisérum anti-IGE »), cosigné par treize chercheurs. Les travaux ont été conduits par le Dr Jacques Benveniste, qui dirige l’unité 200 de l’Inserm à Clamart (Hauts-de-Seine), spécialisée dans l’immuno-pharmacologie de l’allergie et de l’inflammation. Trois autres laboratoires, situés à Rehovot (Israël), à Milan et à Toronto, ont participé aux expériences et confirment l’extraordinaire conclusion : une cellule sanguine (basophile) est activée par une simple solution aqueuse contenant un anticorps dilué à l’infini. Autrement dit, l’eau peut transmettre une information biologique spécifique et produire un effet moléculaire en l’absence de molécule. « Tout se passe, observe Benveniste, comme si l’eau se souvenait d’avoir vu la molécule. » La presse retient une image : la mémoire de l’eau.

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