Débat

Pour ou contre l’homéopathie

Quels sont les arguments des partisans de l’homéopathie ? Et pour quelles raisons certains pourfendent-ils cette discipline ? Nous avons interviewé séparément deux médecins aux avis très divergents en leur posant les mêmes questions. Charles Bentz, président du syndicat national des médecins homéopathes, et Benoît Viault, médecin urgentiste et membre du Collectif Fakemed, livrent chacun leur éclairage sur cette controverse.

Pour quelle raison le débat sur l’homéopathie ressurgit-il aujourd’hui ?

Charles Bentz : Vous savez, des polémiques sur l’homéopathie, cela fait deux cents ans qu’il y en a. Dès l’origine ou presque, il y a eu de fortes contestations dans plusieurs pays européens. Au début du XIXe siècle, il y avait déjà eu un débat en France entre l’Académie de médecine et les tenants de l’homéopathie. Mais à l’époque, il y avait un ministre de l’Instruction publique compétent, M. François Guizot, qui avait pris une position relativement sage en déclarant que si l’homéopathie était une chimère, elle disparaîtrait d’elle-même et que, si ce n’était pas le cas, elle perdurerait. 

Nous avons été surpris par la tribune des 124 signataires de la pétition du collectif Fakemed qui s’insurgeait contre la pratique de l’homéopathie et du remboursement de cette thérapeutique. D’autres thérapies naturelles étaient visées, mais le débat s’est cristallisé sur l’homéopathie. 

Benoît Viault : Il n’y a pas eu un fait déclencheur unique. Au fil du temps, des médecins constataient que des patients qu’ils recevaient avaient fait l’objet d’erreurs de diagnostic ou d’erreurs thérapeutiques en lien avec l’homéopathie et avec d’autres médecines alternatives. Nous en parlions entre nous, puis le débat a eu lieu sur Twitter. À partir de ce moment-là, l’un des médecins a été contacté par Le Figaro pour écrire une tribune. Ce texte, signé au départ par 124 professionnels de la santé, a été rédigé de façon collaborative. Tout le débat sur l’homéopathie et le déremboursement est parti de cette tribune de mars 2018.

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