Plus de 400 médecines douces

De l’hypnose au shiatsu, l’OMS recense plus de 400 pratiques de médecines dites « complémentaires » et « traditionnelles ». 

Les thérapies biologiques ont recours à des produits naturels issus de végétaux, de minéraux ou d’animaux.

– La phytothérapie utilise les principes actifs des plantes, de l’Aloe vera à la camomille, sous forme d’infusions ou de décoctions, de poudres ou encore de teintures mères (élixirs composés à partir de plantes fraîches et d’alcool). 

– L’aromathérapie, un domaine de la phytothérapie, emploie, elle, des huiles essentielles, ces concentrés de la partie odorante de la plante séparée de la partie aqueuse.

– L’oligothérapie utilise les oligo-éléments comme le cuivre, le fer ou le magnésium.

– D’autres thérapies encore ont recours des produits d’origine animale tels que le miel ou la gelée royale, mais aussi des poudres à base de corne ou d’écaille.

Les thérapies manuelles sont axées sur la manipulation. On y trouve par exemple l’ostéopathie et sa cousine la chiropraxie. En massant et en maniant les articulations ou la colonne vertébrale, les praticiens proposent de soulager, entre autres, les maux de dos et les douleurs articulaires. 

Les approches corps-esprit regroupent entre autres la méditation, le yoga, le tai-chi, le qi gong, la sophrologie – une technique de régulation du stress et de gestion de la douleur – ou encore l’hypnose médicale. Cette dernière propose de changer l’état de conscience du patient pour modifier sa perception de la douleur. Elle est utilisée pour traiter les phobies ou les douleurs chroniques, mais aussi comme une alternative à l’anesthésie.

Les « systèmes complets » ont leurs fondements théoriques et pratiques propres. L’homéopathie en fait partie, de même que l’acupuncture, héritée de la tradition médicale chinoise. Elle consiste à stimuler des points précis du corps, situés le long de « trajets d’énergie », les méridiens. La version la plus connue est l’application d’aiguilles fines, mais cela peut également se faire par l’application de ventouses. Le reiki et le shiatsu, d’origine japonaise, sont eux aussi fondés sur la circulation des énergies, ou de la « force vitale », dans le corps. 

Mentionnons aussi la médecine ayurvédique, originaire d’Inde mais pratiquée dans de nombreux autres pays. S’appuyant sur une vision globale de l’organisme, elle a recours tant aux massages qu’aux produits d’origine naturelle et aux pratiques spirituelles. 

La mésothérapie consiste quant à elle à injecter de très faibles doses de médicaments près de l’endroit de la douleur, par exemple pour traiter l’arthrose ou les migraines.

L’Ordre des médecins français, qui préfère parler de médecines « alternatives et complémentaires », n’en reconnaît que quatre : l’acupuncture, l’homéopathie, l’ostéopathie et la mésothérapie. En 2015, plus de 6 100 médecins français avaient déclaré « un titre ou une orientation de médecine alternative et complémentaire », selon l’Ordre, dont environ un tiers en homéopathie et un tiers en ostéopathie. 

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