Des bulles radicale et hermétiques

Pendant plusieurs mois, des étudiants de l’École de journalisme de Sciences Po ont créé de faux comptes Facebook pour mesurer l’influence politique du réseau. Une expérience qui leur a révélé le cloisonnement mais aussi la violence promus par l’algorithme. Trois d’entre eux témoignent.

Marie Dorcet : profil France insoumise

Observer Facebook pour comprendre son influence sur l’opinion politique : le projet semble ambitieux, un peu utopique. Pourtant, en trois mois, j’ai l’impression d’avoir redécouvert ce réseau social que je consulte quotidiennement depuis dix ans. Et d’avoir vu un jeu de manipulation se dérouler sous mes yeux.

Dès le début, une question me taraude : comment avoir des « amis », alors que Marie Martin, la sympathisante insoumise que j’ai créée, n’existe pas ? Rapidement, le scepticisme laisse place à la stupeur : en apposant un filtre « Je vote France insoumise » sur ma photo de profil, les demandes arrivent, certains jours par dizaines, de la part de personnes qui n’ont en commun avec mon avatar que la lettre , symbole du mouvement, sur une photo.

[Découvrez le 1 gratuitement. Sans aucun engagement] 

[…]

Pour continuer votre lecture, inscrivez-vous ci-dessous.
Sans aucun engagement.

  • Inscrivez-vous sur cette page 
    sans aucun engagement
  • Accédez immédiatement à tous les 
    contenus du 1 en ligne pendant 7 jours
  • Mercredi prochain, recevez le nouveau 
    numéro dans votre boîte aux lettres

Tous les numéros du 1

Sommaire
Facebook : la nouvelle fabrique de l'opinion
Cet article est tiré du numéro Facebook : la nouvelle fabrique de l'opinion
Le 1 est vendu en kiosques et en librairie (2,80€)
Une aventure éditoriale farouchement indépendante

Inscrivez-vous en quelques clics
Recevez gratuitement le prochain numéro chez vous 
Accédez dès maintenant à l'ensemble des contenus en ligne pendant 7 jours

 

à partir de 9€/mois

POUR ACCÉDER À LA VERSION DU JOURNAL EN LIGNE