De la nécessité de chiffrer l’énervement populaire

« Il y a des colères saines ! » avait lancé Ségolène Royal à Nicolas Sarkozy pendant le débat télévisé d’entre-deux-tours en 2007. On avait alors assisté à un affrontement presque théorique sur la colère : pour Royal, certaines causes mettent collectivement en colère, et à juste titre. En l’occurrence, elle s’offrait en porte-parole des dizaines de milliers de parents d’enfants handicapés piteusement accueillis à l’école. Sarkozy rétorqua que « pour être président de la République, il faut être calme », attribuant ainsi l’« énervement » de son adversaire à son caractère personnel. 

Individuelle ou collective, la colère ? Si nous avons tous déjà ressenti intimement ce feu intérieur si bien décrit par Sénèque dans son De la colère, nous sommes peut-être moins habitués à remarquer qu’elle n’est pas toujours une passion solitaire. Elle peut alors être prise en charge par des représentants établis, comme la politicienne Royal le proposait. Mais il arrive que des mouvements ne puissent ou ne veuillent passer par ces institutions traditionnellement établies. Dans ce cas, comment donner une unité à ces colères individuelles ? En utilisant cet outil simple qu’est le décompte des cas similaires : dénombrer fait passer la colère de l’individuel au collectif. 

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