Le mot de...

[Trump II]

Mers chers compatriotes,

Vous allez élire vos sénateurs et vos représentants. À la veille de cet important scrutin, je veux vous dire que j’ai tiré les leçons de mes deux premières années à la Maison Blanche. À mi-mandat, j’ai décidé de me comporter autrement. Oui, un changement radical s’impose. Le chef de la plus grande puissance du monde ne peut pas continuer à être l’objet de moqueries et de mépris. Il faut mettre fin à cela et, en le disant, je sais que beaucoup dépendra de moi.

C’est un nouveau Donald Trump qui s’adresse à vous. Rasséréné, déterminé, désireux de donner le meilleur de lui-même. Au cours des deux années écoulées, je reconnais avoir péché par excès de compassion et de prudence. J’ai été trop sensible au sort des pauvres et des immigrés mexicains ; j’ai tourné trop de fois ma langue dans ma bouche avant de parler. 

La modération et la souplesse ne paient pas : ce sont les armes des faibles. L’Amérique, qui est forte, ne doit jamais baisser son froc. Désormais, elle sera intransigeante avec ses soi-disant alliés et impitoyable avec ses nombreux ennemis. Je n’irai plus écouter les sornettes de ce gringalet de Macron et ne perdrai plus mon temps à cajoler cette pouffiasse de Merkel. Les Chinetoques, comme les enturbannés de Téhéran, ont intérêt à filer doux. Et si le comique du Kremlin continue à me pomper l’air, il aura mon poing sur la gueule.

Quant aux fils de pute qui manifestent régulièrement sous mes fenêtres, ils peuvent se mettre leurs slogans où je sais. Que ce ramassis de pédés et de mal-baisées fassent gaffe : manquer de respect au président des États-Unis d’Amérique ne sera plus toléré. C’est la dernière sommation. Après ça, je ne twitte plus, je tire. 

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