Le mot de...

[Bonne bouffe]

Le dîner mensuel de notre groupe d’amis, organisé à tour de rôle chez les uns ou les autres, est devenu une institution. Nous sommes une vingtaine. Celui ou celle qui reçoit à domicile est chargé de préparer le plat principal : selon l’inspiration, c’est généralement un bœuf bourguignon, une blanquette de veau ou un gigot d’agneau. Enfin, c’était, parce que depuis quelques années les choses ont un peu changé. Patrick, Christine et Mélanie, végétariens désormais, nous ont mis au poisson. Devant les protestations de certains, il a fallu faire deux plats différents. J’y trouvais mon compte, moi qui m’étais découvert flexitarien : il m’arrivait de choisir la viande si elle était particulièrement appétissante et faisait oublier d’où elle venait.

Mais lorsque Pierre et Hélène, bientôt suivis par Chantal et Benoît, se sont déclarés végétaliens, trois menus ont été nécessaires. C’était viande, poisson ou tofu-céréales. Je dis « c’était » parce que les choses se sont un peu compliquées ces deux dernières années. Chantal et Benoît sont passés véganes, traquant la moindre trace de beurre ou de miel dans les desserts, tandis que ce vieux carnivore de Laurent s’est proclamé pollotarien, n’acceptant plus que la viande de volaille. 

Renonçant au dîner assis, nous avons adopté la formule buffet où chacun mange ce qui correspond à ses goûts ou à sa religion du moment. L’ambiance de ce repas convivial est toujours excellente. Comme dit Étienne, le pesco-pollotarien du groupe : « C’est un grand plaisir de se retrouver autour d’une bonne bouffe, entre vieux amis, qui avons la même vision du monde et, malgré notre âge, le même appétit de vivre. » 

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