L’orthographe peut tuer

Depuis l’enfance, je suis terrifiée par les boîtes aux lettres. Elles me rappellent l’angoisse des veilles de vacances, gâchées par l’arrivée du bulletin de notes. Ma mère, trop habituée à mes mauvaises notes, préférait finalement accrocher sans l’ouvrir l’enveloppe au pense-bête que je lui avais fabriqué pour la fête des mères : une grenouille verte sur une pince à linge en bois. Pense-bête. C’est le mot « bête » qui m’a longtemps hantée. J’étais pourtant loin de l’être. Brillante à l’oral, j’étais un vrai cancre à l’écrit. Les dictées étaient mon cauchemar. Les nuits qui précédaient l’exercice, il m’était impossible de trouver le sommeil. Je me cachais sous la couette, la trouille au bide, imaginant mille et une manières de disparaître de la surface de la terre.

[Découvrez le 1 gratuitement. Sans aucun engagement] 

[…]

Pour continuer votre lecture, inscrivez-vous ci-dessous.
Sans aucun engagement.

  • Inscrivez-vous sur cette page 
    sans aucun engagement
  • Accédez immédiatement à tous les 
    contenus du 1 en ligne pendant 7 jours
  • Mercredi prochain, recevez le nouveau 
    numéro dans votre boîte aux lettres

Tous les numéros du 1

Sommaire
Dictée : le retour d'un diktat ?
Cet article est tiré du numéro Dictée : le retour d'un diktat ?
Le 1 est vendu en kiosques et en librairie (2,80€)
Une aventure éditoriale farouchement indépendante

Inscrivez-vous en quelques clics
Recevez gratuitement le prochain numéro chez vous 
Accédez dès maintenant à l'ensemble des contenus en ligne pendant 7 jours

 

à partir de 9€/mois

POUR ACCÉDER À LA VERSION DU JOURNAL EN LIGNE