Grand entretien

« Le suffrage universel de la culture plébiscite le comique »

Comment l’historien aborde-t-il la question de l’humour ?

Les sciences sociales ont mis du temps à s’intéresser au comique et, en son sein, à l’humour. Même l’histoire littéraire et l’histoire de l’art l’ont maintenu longtemps en lisière. J’y vois personnellement un parti pris clérical : le comique est d’emblée mis à distance par une bonne partie de l’élite culturelle qui, par fonction, par statut, préfère l’intellectuel au sensuel, le savant au populaire et la gravité à la gaieté. Après, qu’entend-on par humour ? Il y a un grand univers qui est celui du comique, dont la finalité serait de faire rire ou sourire. Univers au sein duquel le mot « humour » s’est introduit à l’époque libérale, via une acculturation anglo-saxonne, l’Angleterre étant la culture natale du libéralisme moderne, avec une forte base aristocratique produisant sur ses marges les figures, tolérées, de l’excentrique et, côté mélancolique, du dandy. 

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