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La confusion des genres

Au commencement était le verbe moqueur. La malice vivant en bonne intelligence avec la sourcilleuse information. D’un côté, le mot d’esprit saillant, la pique suave ou meurtrière, l’aphorisme tonique… De l’autre, l’obstination des faits, la patience des arguments, le dogme de la vérification. La rigueur. Une ligne de partage séparait la rieuse impertinence du sérieux de la pertinence. 

Ce paradis médiatique terrestre exista-t-il jamais ? C’est douteux. Si oui, ce devait être lors d’une très lointaine préhistoire. Quand dominait l’écrit. Quand régnaient les journaux imprimés. Avant la multiplication des radios et chaînes de télévision. Avant Internet. Avant la profusion de sites, plateformes et conglomérats de médias digitaux. Bref, avant l’avènement d’une superpuissance rédactionnelle d’un nouveau type : l’infotainment, produit de synthèse opérant le mariage, l’hybridation généralisée des métiers de l’information et de l’entertainment. La fusion du journalisme et du divertissement. Le coup d’envoi d’une nouvelle ère. Celle de la vanne, du buzz, du LOL, du fun, sur les tares et mérites de laquelle s’écharpent sympathisants et détracteurs de cette « invasion du rire ». 

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Faut-il rire de tout ?
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