Le mot de...

[Éducation]

Il fut un temps où la plupart des parents, embarrassés, ne savaient comment répondre aux questions de leurs enfants sur la sexualité. Heureusement, ce n’est plus le cas : Internet s’en charge. Sur un ordinateur, n’importe quel adolescent peut visionner une multitude de scènes montrant tout ce qu’il est possible de faire de son corps et de celui des autres. Comment ne pas admirer les philanthropes qui organisent ces sites pornographiques d’accès gratuit 24 heures sur 24 ? Comment ne pas saluer les hommes et les femmes qui laissent filmer leurs ébats les plus intimes, les plus audacieux, les plus stupéfiants, dans le souci d’éduquer les jeunes générations ?

Rien ne vaut l’instruction par l’exemple. Des collégiens et collégiennes, encore dans l’attente d’un premier amour, découvrent ainsi les performances inouïes de champions du sexe. Craignant de ne pouvoir les égaler, ils s’interrogent sur eux-mêmes, prennent conscience de leurs manques et rêvent de progresser : désarroi, reconnaissance de sa faiblesse, volonté de réussir. Y a-t-il meilleure formation ?

Cinéma et télévision participent, d’une autre manière, à l’éducation des garçons à la virilité. Des films courageux associent admirablement sexe et violence, en allant chaque fois un peu plus loin. « Tu seras un homme mon fils », comme dirait Kipling, si tu sais apprécier à l’écran des scènes de viol et de torture. Elles ne manquent pas dans les films « déconseillés » (par de grands pédagogues, certainement) aux moins de 12 ans. C’est dire qu’à 12 ans et demi, on peut tout voir… Mais ne tombons pas dans la pudibonderie. Soyons de notre temps, que diable ! 

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