Grand entretien

« Le nu renvoie à la question de la pudeur »

Que dit de notre société le fait de montrer ou cacher sa peau pendant les vacances ?

Le nu, ce qu’on dévoile ou ce qu’on cache, renvoie à la question de la pudeur. Historiquement, il faut le rappeler, il y a eu une variation extrême des codes de la pudeur. Le plus surprenant est que, lorsqu’on est dans une époque, on a du mal à imaginer une autre époque où l’on pouvait montrer telle ou telle partie du corps sans impudeur : les codes s’imposent très vite comme une évidence. Ils ne tiennent pas toujours à la surface qui est dévoilée : compte aussi beaucoup la manière de le faire. Au début des années 1990, j’ai mené une enquête sur la pratique des seins nus à la plage, qui avait commencé au milieu des années 1960 et s’était peu à peu généralisée. Les deux cents entretiens que j’ai réalisés avec des femmes ont révélé que ce corps dénudé n’était pas montré pour être vu. Même si les motivations semblaient triviales – bronzer sans les marques du maillot –, ce qui s’exprimait au fond, c’était le désir d’être libre. 

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La voix du poète Peau
Le ciné-club de Robert Solé [Enveloppe]Robert Solé
Entre les pages La TacheJulien Bisson
Le génie de la peau
Cet article est tiré du numéro Le génie de la peau
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