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L’obsession de la couleur a une histoire

Force est de constater que dans les sociétés contemporaines, les nuances de couleur de peau, les pigmentations, ne sont pas une caractéristique physique banale. Le degré de mélanine a généralement bien plus d’importance comme marqueur social que la couleur des yeux ou des cheveux. Pour comprendre pourquoi, il faut remonter loin en arrière, tout en sachant que cette question ne s’est pas posée « de tout temps ». L’empereur Septime Sévère, à la fin de l’Empire romain, était-il, selon nos critères modernes, « blanc », « métis », « basané » ? On n’en sait rien, les textes n’en parlent pas : à l’évidence les hommes de l’Antiquité n’y accordaient guère d’importance. Mais il est arrivé un moment dans l’histoire du monde occidental où la question du degré de mélanine s’est imposée jusqu’à devenir une obsession. Au XVIIe siècle, la colonisation européenne devient massive et met en place la traite négrière transatlantique. 

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Le ciné-club de Robert Solé [Enveloppe]Robert Solé
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Le génie de la peau
Cet article est tiré du numéro Le génie de la peau
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