TÉHÉRAN. Massoumeh a 27 ans. Elle fait partie de la jeunesse iranienne, majoritaire dans le pays : 70 % des Iraniens ont moins de 35 ans. À l’image de sa génération, elle semble aujourd’hui désenchantée : « Mon souhait, ce serait de pouvoir me balader en T-shirt au printemps dans la célèbre avenue Vali-Asr et devant l’université de Téhéran et sentir le vent dans mes cheveux. Juste une fois ! » s’exclame-t-elle. 

Elles sont nombreuses en Iran à espérer la fin du voile obligatoire. Il y a quelques mois, plusieurs étaient montées sur des armoires électriques et avaient enlevé leur voile en public, initiant ainsi le mouvement « des filles de l’avenue d’Enghelab ». Vingt-neuf jeunes femmes ont été interpellées. Nargues Hosseini, 31 ans, était l’une d’entre elles : « On a toutes vécu des atteintes à nos droits. Pendant treize ans, je me suis battue au sein de ma famille pour ne pas porter le tchador. Je suis contente d’avoir participé à ce mouvement, je me sens en paix avec ma conscience. Et ce qui m’a donné du courage, c’est que je savais que les gens allaient me soutenir ; les Iraniens veulent du changement. » Nargues Hosseini a été condamnée à deux ans de prison dont trois mois ferme pour &laq

Vous avez aimé ? Partagez-le !