Pierre Soulages a inventé ses outils de peintre. Vous aussi. A-t-il ouvert la voie ?

Il m’a enseigné cela. Il a eu l’audace de quitter les pinceaux traditionnels du peintre et de réinventer l’acte de peindre avec de nouveaux outils. Il s’est intéressé aux outils d’autres technologies, des outils qui ont une mémoire comme les lames de fer dentelées pour griffer, sillonner la matière noire sur la toile. Il ne faut pas oublier la viscosité de la peinture acrylique… La lame en fer peut lisser mais aussi pénétrer la matière, produire des scarifications sur certains fragments de la peau de la peinture.

Avant même de vouloir quitter la peinture de chevalet, je me suis tournée vers Jackson Pollock, Yves Klein ou Kazuo Shiraga et, évidemment, Pierre Soulages, qui peignaient autrement. Ce sont nos maîtres. Et ensuite, je suis partie dix ans en Chine étudier une peinture radicalement

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