Peut-on, comme le prétend Rimbaud, être « damné par l’arc-en-ciel » ? Le bonheur est-il une petite mort ? « Ô saisons, ô châteaux » est le dernier poème cité dans Une saison en enfer. Avant les Illuminations. Puis le départ pour l’Afrique, le choix du commerce et de l’énervement, le détour par l’action.
Ô saisons, ô châteaux !
Quelle âme est sans défauts ?
Ô saisons, ô châteaux,
J’ai fait la magique étude
Du Bonheur, que nul n’élude.
Ô vive lui, chaque fois
Que chante son coq Gaulois.
Mais ! je n’aurai plus d’envie :
Il s’est chargé de ma vie.
Ce Charme ! il prit âme et corps,Et dispersa tous efforts.
Que comprendre à ma parole ?Il fait qu’elle fuie et vole !
Ô saisons, ô châteaux !