Chaque mercredi,une question d’actualité,plusieurs regards
N°136

04 janvier 2017

Sommaire
Édito

Vers la fin du monde mondialisé ?


Chômage et délocalisation, dérégulation financière, attentats et flux migratoires… Ces phénomènes se combinent pour engendrer un fort retour de la demande de souveraineté, de frontières et de tarifs douaniers. Théorisée par Walden Bello, un économiste philippin engagé à gauche, la démondialisation fait aujourd’hui le tour du spectre politique. Quelles réalités et quelles aspirations se cachent derrière
ce concept ?

Il n’y aura plus que des simplets au pouvoir

Démondialisation. Ce mot me fait immédiatement penser au refus de savoir. On pense qu’avant – avant la mondialisation –, c’était mieux. On pense qu’avant c’était simple. On pense qu’avant on avait la maîtrise. Avant la mondialisation, dans un temps non ou dé-mondialisé, c’était donc mieux, simple et maîtrisé ? Bien sûr que non. Ce n’était pas mieux car beaucoup perdaient. Ce n’était pas si local mais au contraire très imbriqué avec les routes multiples du capitalisme. Amsterdam, Gênes, Venise. Quant à la maîtrise, quelle illusion ! La critique de la mondialisation est du même ordre que la préférence pour les jardins ou pour les chiens plutôt que pour les êtres humains. Avec les jardins et les chiens, on croit qu’on peut maîtriser. Rien n’est moins sûr. On ne maîtrise pas avec des murs mais avec des projets. 

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Erik Orsenna, écrivain

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