Parti pris

C’est fou comme un titre peut être impérieux…

Chose vécue par...

Longtemps, le 1 s’est appelé In fine. Avec Éric Fottorino, nous nous retrouvions dans un café près du Luxembourg. On rêvait de lancer un journal fougueux qui traite l’actualité différemment. C’était généralement dans les heures calmes du matin et nous avions la fièvre. 

Au bout de quelques mois, Natalie Thiriez nous a rejoints une fois par semaine. Nos premières idées de rubriques ont alors pris forme sur du papier. Comme nous voulions aller à l’essentiel, c’est elle qui nous a un jour proposé de nous appeler In fine

Nous avons bien vécu un an avec ce titre. Nous nous amusions quand un inconnu prononçait cette formule latine au détour d’une phrase… Et puis nous nous sommes lassés. Nous voulions un titre plus intense. Pourquoi pas Café noir, ai-je proposé ? Le titre nous a galvanisés quinze jours. C’est fou comme un titre peut être impérieux… En nous appelant Café noir, nous avons resserré notre offre éditoriale. Et puis Éric m’a téléphoné : « Que dirais-tu de L’Original ? » J’ai laissé filer une seconde. « Ce que j’aime dans ce titre, a-t-il ajouté, c’est que cela se termine comme journal ! » 

Mais L’Original est passé à la trappe en quelques jours, sans résistance. Juste le temps de décider de ne traiter qu’une seule question d’actualité chaque semaine et de choisir de n’être imprimé que sur une seule feuille de papier. Ce jour-là, Éric m’a appelé pour me demander : « Et si nous nous appelions le 1 ? » Je n’ai pas eu le temps de lui répondre : « C’est 1-sensé ! »  

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